Histoire philosophique des Arts - L'Exposition

La Galerie Frémeaux est ouverte au public pour Noël tous les jours (dimanches inclus) du lundi 3 décembre au lundi 24 décembre 2018

Depuis longtemps attentives à la transmission des savoirs, les Éditions Frémeaux & Associés et les Presses universitaires de France se sont associées pour proposer à un large public plusieurs collections de cours particuliers. Dispensés par les meilleurs universitaires, ils s’articulent autour de divers thèmes, dont entre autres, l’Histoire de France, l’Histoire de la littérature française, l’Histoire de la philosophie, l’Histoire des sexualités, l’Histoire de la Bible et l’Histoire philosophique des arts.

Dans cette dernière, Carole Talon-Hugon s’attache à nous présenter simplement, mais sans simplifications, les diverses théories philosophiques sur l’art qui ont jalonné l’histoire de la pensée occidentale. En archéologue des savoirs, elle nous convie à un examen généalogique des notions ou concepts fondamentaux d’Art et d’Artiste, d’Esthétique, de Beau et de Sublime, d’Imitation, de Goût, de Génie... Une présentation des champs du savoir sur l’art qui si elle peut paraître abstraite au premier abord, ne l’est néanmoins pas. Car la philosophe, toujours soucieuse d’être comprise par tous et de penser en historienne n’a de cesse d’exemplifier ses propos, d’en référer aux oeuvres.

Et c’est précisément à ce retour aux créations artistiques mêmes que vous invite, aujourd’hui, la Galerie Frémeaux & Associés, à l’occasion de la sortie du dernier coffret (Le XXe siècle) de l’Histoire philosophique des arts produite par Claude Colombini Frémeaux.

En exposant des oeuvres datées de l’âge classique jusqu’à la période contemporaine, nous vous proposons, par touches, un cheminement à travers des mouvements ou des styles qui ont nourri le vocabulaire formel de l’art occidental. D’une Nativité, d’inspiration poussinnienne jusqu’aux compositions «abstraites» et musicales d’un Kandinsky ou d’un Humair, en passant, entre autres, par des paysages de facture impressionniste (Bogatyrev, Brunel, Boisgontier...), par l’École de Paris (Chagall, Pascin, Steinlen, Goerg, Meyer Lazar…), par la figuration ludique des Combas, Corneille, Di Rosa et Chica ou par l’invention d’une grammaire du signe avec Miro, Michaux, Texier ou Signovert.

Nous avons par ailleurs agrémenté notre parcours d’œuvres traditionnelles africaines et océaniennes, car il est impossible d’omettre ce que l’univers des formes occidentales du XXe siècle doit à ces arts. Et qui mieux que Picasso pour en témoigner, lorsqu’il relate, ainsi, la visite qu’il fit du musée ethnographie du Trocadéro en 1907 : « J’ai examiné ces masques, tous ces objets que des hommes avaient exécutés dans un dessein sacré, magique. Et j’ai compris le sens même de la peinture, une forme de magie qui s’interpose entre l’univers hostile et nous. Une façon de saisir le pouvoir, en imposant une forme à nos terreurs comme à nos désirs. »

Christophe Lointier & Patrick Frémeaux

 

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